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Article 50 de l’AI Act : comment faire comprendre aux utilisateurs d’un chatbot que leur interlocuteur est une IA ?

Depuis le 2 août 2026, le fournisseur d’un chatbot conçu pour interagir directement avec des personnes physiques doit, sauf exception, veiller à ce qu’elles soient clairement informées qu’elles échangent avec une IA.[1] Cette information doit apparaître au bon moment et rester perceptible tout au long du parcours. Voici comment vérifier le dispositif avant la mise en ligne, du premier échange à une éventuelle reprise par un humain.

Par Raphaël Uhlrich··12 min de lecture

Composition abstraite bleu nuit et albâtre traversée par une ligne lumineuse, avec une question sur le signalement de l’IA dans un chatbot
L’utilisateur doit être informé qu’il échange avec une IA avant son premier message ou, au plus tard, lors de sa première interaction avec le chatbot.

01Quand l’utilisateur doit-il être informé qu’il échange avec une IA ?

Il ne s’agit pas d’évaluer une impression générale de transparence. Le règlement impose au fournisseur d’un système conçu pour interagir directement avec des personnes physiques de veiller à ce qu’elles soient informées qu’elles échangent avec une IA, sous réserve des exceptions prévues par le texte.[1] Le test doit donc répondre à une question concrète : à quel moment une personne qui ouvre le dialogue reçoit-elle cette information ?

2 août 2026

Date d’application en principe du règlement, sous réserve de ses calendriers particuliers.[2]

Première interaction

Moment à partir duquel la Commission demande que l’information soit claire, distincte et accessible.[3]

Au plus tard

Limite fixée pour communiquer l’information à la personne concernée.[4]

Les repères qui déterminent le moment où l’information doit devenir perceptible.

Dans le protocole proposé ici, je recommande de ne pas autoriser la mise en ligne si, au plus tard au moment requis, l’information n’est pas perceptible dans le parcours contrôlé.

Le contrôle ne peut donc pas se limiter à la présence d’une phrase dans la documentation. Une formulation exacte, placée derrière un lien ou affichée après plusieurs échanges, ne répond pas au même besoin qu’un message visible dès l’ouverture. La Commission demande que l’information soit fournie dès le début de la première interaction, de manière claire, distincte et accessible.[3] Le paragraphe 5 de l’article 50 prévoit qu’elle doit l’être au plus tard lors de la première interaction ou de la première exposition.[4]

J’en fais un critère d’acceptation : le chatbot ne devrait pas être mis en ligne si, dans un scénario représentatif, une personne peut commencer la conversation sans comprendre qu’elle échange avec une IA. Ce critère guide la décision de mise en service. Il ne constitue pas, à lui seul, un avis définitif sur la conformité juridique du service.

La formulation doit répondre clairement à la question que se pose l’utilisateur : « avec qui suis-je en train d’échanger ? » Le nom commercial du service, une icône ou un ton particulier ne donnent pas nécessairement la réponse. Le message initial doit indiquer, dans des termes adaptés au contexte, que l’interlocuteur est une IA.

  1. 01

    Qualifier l’interaction

    Déterminer si le système dialogue directement avec une personne et repérer l’état exact dans lequel cet échange commence.

  2. 02

    Repérer l’information

    Déterminer à quel moment la présence de l’IA devient perceptible, avant toute saisie ou action qui engage la conversation.

  3. 03

    Examiner le message seul

    Vérifier que la formulation reste compréhensible sans dépendre d’une icône, d’une couleur ou d’un document annexe.

  4. 04

    Rejouer le parcours

    Ouvrir le service dans son état public, puis suivre l’ordre réel du parcours au clavier et avec les aides prévues.

  5. 05

    Consigner la décision

    Conserver le scénario, la version contrôlée, l’écart observé et la raison précise pour laquelle la mise en ligne est acceptée ou bloquée.

Cette méthode relie la qualification du service, l’examen de l’interface, le test et la décision finale. Elle évite qu’une discussion abstraite sur la conformité remplace l’examen du produit réellement livré. Le premier repère est simple : il faut pouvoir nommer le moment précis où l’information sur l’IA devient visible. Si ce moment reste impossible à déterminer, le contrôle n’est pas terminé.

02Où placer la mention pour qu’elle soit réellement vue ?

Les lignes directrices de la Commission demandent que les systèmes soient conçus pour informer explicitement les personnes lorsqu’elles interagissent directement avec une IA.[5] Le protocole vérifie donc si la mention est bien perçue lorsque la fenêtre est déjà ouverte, qu’un message est envoyé automatiquement, qu’une bannière se superpose au contenu ou que l’ordre de lecture conduit directement au champ de saisie.

Il faut distinguer le texte prévu de l’information réellement accessible à l’utilisateur. La formulation est examinée séparément de la manière dont elle apparaît avant le début du dialogue. La Commission demande que la personne sache si elle interagit avec une IA ou avec un humain, sauf lorsque la nature artificielle du système est évidente.[6]

A

Présence déclarée. Le message figure dans une maquette, une configuration ou un document associé au service. La preuve confirme que le texte existe, mais pas qu’il est présenté dans le parcours public.

B

Perception contrôlée. Le scénario commence au véritable point d’entrée et confirme que le message apparaît avant le début du dialogue. La décision repose alors sur un comportement observable et reproductible.

Cette comparaison distingue la simple présence d’une mention de son exposition réelle dans le parcours.

La clarté dépend également des mots employés. Dans ce protocole, la simple mention « Assistant virtuel » n’est pas considérée comme une information suffisante sur la nature de l’interlocuteur. Le critère exige une phrase indiquant clairement que l’utilisateur dialogue avec une IA. Le message peut ensuite préciser les sujets traités et expliquer comment obtenir une autre forme d’assistance lorsque le système atteint ses limites.

Ces recommandations pratiques ne doivent pas être confondues avec le contenu strictement établi par l’article 50. Les sources réunies portent sur l’identification de l’IA. Elles ne permettent pas de présenter chaque choix d’interface comme une obligation juridique autonome. Cette distinction permet de soumettre le produit à un test exigeant sans donner au protocole une portée juridique qu’il n’a pas.

La finalité de la règle aide néanmoins à concevoir l’interface. La Commission relie la transparence à la possibilité de savoir que l’on échange avec une machine et de décider en connaissance de cause.[7] Le message initial est donc utile s’il permet réellement à la personne de comprendre la nature de l’échange et de choisir comment elle souhaite poursuivre.

03Une personne qui utilise le chatbot sans souris est-elle clairement informée qu’elle échange avec une IA ?

Le test commence au véritable point d’entrée de l’interface, sans utiliser la souris ni placer artificiellement le focus au bon endroit. Il vérifie que le message identifiant l’IA apparaît dans un ordre cohérent, puis que l’utilisateur peut accéder au dialogue, relire son contenu et atteindre les commandes annoncées.

Ce protocole ne prétend pas couvrir à lui seul toutes les exigences d’accessibilité. Il vise les défauts susceptibles de rendre l’information initiale purement théorique : focus invisible, déplacement immédiat vers le champ de saisie, bouton dont le nom est incompréhensible, mise à jour silencieuse ou fenêtre impossible à fermer. Chaque défaut doit donner lieu à une observation précise, et non à une appréciation générale comme « accessible » ou « peu accessible ».

  • Point d’entrée

    Ordre du focus

    Partir de la page telle qu’elle est livrée et vérifier que l’information sur l’IA précède l’action qui engage le dialogue.

  • Commandes

    Navigation au clavier

    Atteindre, utiliser et quitter chaque commande nécessaire sans souris ni repositionnement préparé.

  • Dialogue

    Identification des messages

    Vérifier que les messages, leur auteur et les changements utiles peuvent être distingués dans l’ordre de lecture.

  • Reprise

    Position du focus

    Vérifier qu’une ouverture, une erreur ou un transfert ne déplace pas le focus vers une zone indéterminée.

L’interface doit permettre de comprendre qui est l’auteur de chaque message, ce que fait chaque commande et quand une mise à jour importante survient. L’utilisateur ne devrait pas avoir à parcourir toute la page pour retrouver ces informations. Ces vérifications permettent de s’assurer que l’information reste accessible dans le composant tel qu’il est effectivement proposé aux utilisateurs.

Cette matrice relie chaque mode de parcours à une observation et à une décision.

Parcours contrôléObservation attendueDécision en cas d’échec
Ouverture visuelleL’identité de l’IA est lisible avant le début du dialogueReplacer ou reformuler le message
Navigation au clavierLe focus atteint l’information puis les commandes dans un ordre cohérentCorriger l’ordre et rejouer le scénario
Lecture assistéeL’auteur des messages et les changements utiles peuvent être distinguésRevoir la structure sémantique
Demande de repriseLa voie annoncée est accessible sans rupture du parcoursSuspendre la mise en service ou réparer le transfert

Un test réussi doit pouvoir être reproduit dans l’environnement destiné au public. Une démonstration effectuée dans une session déjà ouverte, avec un historique ou des réglages particuliers, ne suffit pas. Le procès-verbal doit décrire l’état initial, les actions réalisées et le résultat observé. Cette précision permet de distinguer un problème de contenu d’une rupture de navigation.

04Que vérifier lorsqu’un humain reprend la conversation ?

Lorsqu’une reprise humaine est annoncée, elle doit avoir lieu et le changement d’interlocuteur doit être clairement indiqué. Plus généralement, la Commission demande que l’utilisateur sache s’il échange avec une IA ou avec un humain.[8]

Le transfert vers une personne n’est pas présenté ici comme une obligation générale de l’article 50. Il devient un critère d’acceptation lorsque le parcours le propose comme une issue possible. Vérifier uniquement la présence d’un bouton ne suffit pas. Le test doit confirmer que la demande est reçue, que le nouvel interlocuteur est clairement identifié, que le focus reste correctement placé et que le contexte prévu est transmis après avoir recueilli l’accord nécessaire.

  1. Ouverture

    Identifier l’IA

    Le message initial indique la nature de l’interlocuteur avant que la personne ne commence la conversation.

  2. Dialogue

    Conserver des repères

    L’interface permet d’attribuer les réponses au système et de retrouver la voie prévue en cas de difficulté.

  3. Demande de reprise

    Expliquer le changement

    Le parcours indique quelles informations vont être transmises et comment la personne peut poursuivre ou renoncer.

  4. Reprise effective

    Transmettre le contexte utile

    La personne chargée de répondre reçoit les éléments nécessaires sans obliger l’utilisateur à recommencer inutilement son récit.

Le parcours complet montre les étapes auxquelles l’information ou le contexte peuvent se perdre.

Le contexte utile ne correspond pas nécessairement à l’intégralité de la conversation. Il dépend de la demande, du périmètre autorisé et des règles applicables aux données, qui nécessitent une analyse distincte. Le contrôle doit simplement rendre la décision explicite : quelles informations sont nécessaires à la reprise, lesquelles ne doivent pas être transmises et comment l’utilisateur est informé de ce passage.

L’exception fondée sur le caractère évident de l’IA doit elle aussi être appréciée dans son contexte. Le considérant pertinent adopte le point de vue d’une personne raisonnablement informée, attentive et avisée, compte tenu des circonstances et de l’usage.[9] La présence du mot « IA » dans le nom d’une marque ne dispense donc pas automatiquement d’examiner la présentation réelle du service, surtout s’il reprend les codes visuels ou le nom d’une personne.

  • 01

    L’identité de l’IA est claire et le parcours reste utilisable

    Confirmer le résultat dans l’environnement public prévu, puis archiver le scénario et la version testée afin que la décision de mise en ligne repose sur une preuve reproductible.

  • 02

    Le message existe, mais apparaît après le début du dialogue

    Replacer l’information avant le début du dialogue, puis reprendre le test depuis le véritable point d’entrée afin de vérifier que l’utilisateur identifie immédiatement la nature de son interlocuteur.

  • 03

    L’information est visible, mais reste inaccessible dans un parcours

    Corriger la navigation, le focus ou la structure selon le défaut observé. Rejouer ensuite le scénario concerné sans raccourci pour vérifier que l’information est effectivement perceptible.

  • 04

    La reprise humaine est annoncée, mais le contexte se perd

    Définir avant le test la demande et les informations dont la transmission est autorisée. Vérifier ensuite que la personne chargée de répondre les reçoit afin de s’assurer que la reprise de la conversation fonctionne et reste claire.

Ces situations permettent de choisir la suite appropriée sans transformer chaque écart en conclusion juridique.

Une reprise humaine réussie ne compense pas une identification tardive de l’IA. Elle répond à une autre question : que se passe-t-il lorsque le système atteint sa limite ou lorsque l’utilisateur ne souhaite pas poursuivre avec lui ? Les contrôles doivent rester distincts pour que chaque échec conduise à une correction précise.

05Conserver une preuve du test avant la mise en ligne

Le test doit être reproductible dans la version destinée au public. Une simple copie du message ne suffit pas. Le dossier d’acceptation doit montrer comment l’information demandée par la Commission apparaît lorsqu’une personne interagit avec un chatbot, un agent ou un avatar d’IA.[10] Le texte prévu ne prouve ni le moment auquel il s’affiche, ni son accessibilité au clavier, ni le bon fonctionnement de la suite du parcours.

La preuve commence par l’identification de la version testée et de son état initial. Le dossier décrit le scénario, rapporte ce qui a été observé et consigne la décision. Une autre personne doit pouvoir refaire le test sans connaître les choix de conception. Si elle obtient un résultat différent, le contrôle doit être repris. La transparence devient ainsi une caractéristique vérifiée de l’interface avant sa mise en ligne.

Le verdict doit rester limité à ce que le test démontre. La formule « information perçue dans le scénario contrôlé » décrit une preuve. Affirmer que la conformité générale est garantie dépasserait ce que ce test et les sources réunies permettent d’établir.

Le dossier d’acceptation précise le périmètre du contrôle et les changements qui imposeraient un nouveau test. Toute modification du message initial, de l’ordre du focus, du composant de dialogue ou de la voie de reprise humaine doit conduire à rejouer les scénarios concernés.

Une difficulté plus profonde peut également apparaître : personne ne sait encore quels sujets le système peut traiter, quelles données il mobilise, quand il doit s’arrêter ni qui reprend la demande. Dans ce cas, il est trop tôt pour corriger l’interface. Le cadrage d’assistants conversationnels permet de définir le périmètre, les règles de fonctionnement et les critères d’acceptation avant de reprendre le travail de conception.

Avant d’autoriser la mise en ligne, il faut donc vérifier qu’une personne reçoit l’information au bon moment, peut en prendre connaissance au cours de son parcours et peut réellement emprunter la voie qui lui est proposée. La transparence devient alors un critère concret de la décision de mise en service.

Questions fréquentes

Faut-il répéter l’information avant chaque message ?
Les sources réunies fixent le début de la première interaction comme limite, sans imposer ici de répéter l’information avant chaque message.[3][4] Le protocole vérifie ensuite que l’utilisateur peut toujours identifier la nature de son interlocuteur lorsqu’il reprend une conversation, change d’écran ou arrive après l’ouverture automatique du chatbot. Selon le parcours, un repère permanent ou un rappel lié au contexte peut être retenu. Ce choix relève de la conception de l’interface et ne doit pas être présenté comme une obligation autonome de l’article 50.
Que faire si le chatbot s’ouvre automatiquement sans action de l’utilisateur ?
L’ouverture automatique devient le point de départ du scénario. L’information sur l’IA doit être perceptible au plus tard lors de la première interaction ou de la première exposition.[3][4] Le test commence donc sur une page neuve, observe le placement du focus et vérifie ce qu’une personne voit sans avoir demandé l’ouverture du chatbot. Une fenêtre déjà animée ou prête à envoyer un message ne doit pas reléguer l’identification de l’IA derrière son premier contenu.
Comment contrôler une conversation reprise après plusieurs jours ?
Le scénario part d’un historique conservé, puis reproduit le parcours réellement proposé : accès par un lien direct ou une notification, ou réouverture du composant. Il vérifie que la nature de l’interlocuteur reste compréhensible sans obliger la personne à remonter jusqu’au premier message. Selon l’interface, un repère permanent ou un rappel lié au contexte peut être retenu. Le procès-verbal précise le délai simulé, l’état de la session et l’endroit où l’information redevient perceptible. Il permet ainsi de distinguer une reprise claire d’un simple historique encore accessible.
Comment signaler une conversation qui alterne entre IA et intervention humaine ?
Chaque changement d’interlocuteur doit être perceptible avant la réponse suivante. L’interface indique qu’une personne a repris l’échange, puis signale le retour éventuel à l’automatisation. La Commission demande que l’utilisateur sache s’il interagit avec une IA ou avec un humain.[6] Le test couvre l’arrivée de la personne, son départ et la reprise automatique dans le même historique. Si l’auteur d’un message reste ambigu, le chatbot ne doit pas être mis en ligne avant que le libellé ou l’état affiché ait été corrigé.
Faut-il tester tous les navigateurs et toutes les technologies d’assistance ?
Le périmètre doit couvrir les environnements réellement pris en charge et les ruptures les plus plausibles, sans prétendre qu’un essai unique représente tous les usages. Commencez par les navigateurs, les appareils et les aides annoncés au public, puis ajoutez les configurations qui modifient sensiblement le dialogue ou son ouverture. Chaque échec est décrit avec son environnement, l’étape à laquelle il survient et sa conséquence précise. Si une configuration importante ne peut pas être testée avant la mise en ligne, cette limite doit figurer dans la décision au lieu d’être masquée par un verdict général.
Que vérifier lorsque la reprise humaine change de canal ?
Le test suit la personne jusqu’au canal annoncé, qu’il s’agisse d’un formulaire, d’un courriel ou d’un appel. Il vérifie que le changement est explicite, que la demande est bien reçue et que seules les informations prévues sont transmises. Le chatbot ne doit pas annoncer qu’une personne a repris l’échange si le nouveau canal exige encore une démarche qui n’a pas été expliquée. La preuve consigne le contexte transféré, l’accord recueilli lorsqu’il est nécessaire et le message affiché en cas d’échec.
Que prévoir lorsque la reprise humaine dépend des horaires d’ouverture ?
L’interface doit distinguer une reprise immédiate d’une demande enregistrée pour un traitement ultérieur. Le scénario vérifie le message affiché en dehors des horaires d’ouverture, les informations réellement transmises, le délai annoncé et la possibilité de revenir au dialogue sans croire qu’une personne a déjà pris la main. Si aucun interlocuteur humain n’est disponible, le transfert ne doit pas être présenté comme étant en cours. Si aucun délai fiable ne peut être annoncé, le parcours doit au moins confirmer la réception de la demande, expliquer l’étape suivante et proposer une solution de repli compréhensible.
Quand faut-il cadrer le dispositif avec un spécialiste ?
Un cadrage devient utile lorsque l’identité de l’interlocuteur, les sujets autorisés, les données mobilisées ou les modalités de reprise humaine restent à définir au moment de préparer les tests. La prestation Studio digital & IA peut alors relier le périmètre conversationnel, les contraintes de l’entreprise et les critères d’acceptation. Sur farweb.fr, je propose une prestation d’installation et de mise en ligne d’un chatbot IA local pour entreprise. Le message d’information, son emplacement et les modalités de reprise humaine sont définis avant l’ouverture du service. L’objectif n’est pas d’ajouter une couche de discours, mais de pouvoir tester les décisions avant la mise en ligne.
Qui doit valider la preuve avant l’ouverture du chatbot ?
La personne qui autorise l’ouverture doit avoir le mandat nécessaire pour arbitrer les écarts observés et en comprendre les conséquences sur le service. Le test peut être réalisé par une autre personne, mais ses résultats, ses limites et les corrections consignées doivent être clairement présentés au décideur. Le dossier précise donc qui a effectué le test, qui en a examiné la preuve et qui autorise la mise en service. Si ces responsabilités restent confondues ou ne sont pas attribuées, un résultat technique positif ne suffit pas à rendre la décision traçable.

Sources et références

  1. Parlement européen et Conseil de l’Union européenne · « Règlement - UE - 2024/1689 - FR - EUR-Lex » · 12 juillet 2024 · eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1689/oj?locale=fr. L’article 50, paragraphe 1, impose au fournisseur d’un système conçu pour interagir directement avec des personnes physiques de les informer qu’elles interagissent avec une IA, sous réserve des exceptions prévues au même paragraphe.
  2. Commission européenne, AI Act Service Desk · « Article 113: Entry into force and application | AI Act Service Desk » · 12 juillet 2024 · ai-act-service-desk.ec.europa.eu/en/ai-act/article-113. Le règlement européen sur l’intelligence artificielle s’applique en principe depuis le 2 août 2026, sous réserve des calendriers particuliers énumérés à l’article 113.
  3. Commission européenne · « Transparency obligations under Article 50 of the AI Act | Shaping Europe’s digital future » · 24 juillet 2026 · digital-strategy.ec.europa.eu/en/faqs/transparency-obligations-under-…. La Commission européenne indique que l’information doit être fournie dès le début de la première interaction, de manière claire, distincte et accessible.
  4. Commission européenne, AI Act Service Desk · « Article 50: Transparency obligations for providers and deployers of certain AI systems | AI Act Service Desk » · 13 juin 2024 · ai-act-service-desk.ec.europa.eu/en/ai-act/article-50. Le paragraphe 5 de l’article 50 fixe au plus tard la première interaction ou la première exposition pour communiquer les informations requises.
  5. Commission européenne · « Guidelines on transparency obligations for providers and deployers of certain AI systems | Shaping Europe’s digital future » · 6 août 2026 · digital-strategy.ec.europa.eu/en/policies/guidelines-ai-transparency-…. Les lignes directrices de la Commission demandent que les systèmes soient conçus pour informer explicitement les personnes lorsqu’elles interagissent directement avec une IA.
  6. Commission européenne · « Guidelines and Code of Practice on transparent AI systems | Shaping Europe’s digital future » · 26 septembre 2025 · digital-strategy.ec.europa.eu/en/faqs/guidelines-and-code-practice-tr…. Les fournisseurs de systèmes d’IA qui interagissent avec des personnes doivent les informer qu’il s’agit d’une IA et non d’un humain, sauf lorsque cela est évident.
  7. Commission européenne · « AI Act | Shaping Europe’s digital future » · 3 août 2026 · digital-strategy.ec.europa.eu/en/policies/regulatory-framework-ai. La transparence permet à une personne de savoir qu’elle échange avec une machine et de décider en connaissance de cause.
  8. Commission européenne · « Commission starts enforcing AI Act rules and new transparency requirements on 2 August | Shaping Europe’s digital future » · 31 juillet 2026 · digital-strategy.ec.europa.eu/en/news/commission-starts-enforcing-ai-…. La Commission résume l’exigence applicable aux chatbots par une information indiquant à l’utilisateur qu’il échange avec une IA, pas avec un humain.
  9. Commission européenne, AI Act Service Desk · « Recital 132 | AI Act Service Desk » · 13 juin 2024 · ai-act-service-desk.ec.europa.eu/en/ai-act/recital-132. L’exception au devoir d’information dépend de ce qui est évident pour une personne raisonnablement informée, attentive et avisée, compte tenu du contexte d’utilisation.
  10. Commission européenne · « Safer and more transparent AI - European Commission » · 2 août 2026 · commission.europa.eu/news-and-media/news/safer-and-more-transparent-a…. La Commission indique que l’utilisateur doit être clairement informé lorsqu’il interagit avec un chatbot, un agent ou un avatar d’IA plutôt qu’avec une personne réelle.

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