IA en entreprise
Copilot dans Excel : que laisser faire à l’IA et que réserver à votre équipe ?
Votre équipe vient d’avoir accès à Copilot dans Excel. Chacun essaie de son côté : l’un lui fait mettre en forme un tableau, l’autre lui demande d’analyser les ventes du trimestre, un troisième le laisse retoucher un budget. Ces habitudes se fixent vite. Si vous ne posez pas de règle, ce sont elles qui en tiendront lieu. Pour répartir le travail, une question compte davantage que la liste des fonctions de Copilot : que se passe-t-il si le résultat est faux ? Elle conduit à trois niveaux : ce que vous déléguez sans hésiter, ce que quelqu’un relit avant de le partager, et ce qui reste une décision de votre équipe.
01 Copilot est arrivé dans Excel : sans règle commune, chacun inventera la sienne
Microsoft présente l’outil simplement : « Copilot dans Excel vous aide à créer et à modifier des classeurs »[1]. Le mot « modifier » compte. Copilot ne se limite pas à répondre à des questions. Dans son mode modification, il change directement le contenu du fichier Excel, et l’utilisateur le voit faire en direct[2]. La CNIL décrit un mouvement plus large, la démocratisation de l’IA agentique, « désormais capable d’agir sur son environnement à la place de son utilisateur »[3].
Copilot peut aussi conserver une méthode de travail. Les compétences personnalisées servent à « définir comment Copilot doit effectuer des processus courants et des tâches répétitives »[1]. La documentation ne précise pas qui peut les créer. Si plusieurs personnes peuvent en créer pour les mêmes fichiers, une même tâche risque d’être exécutée selon des méthodes différentes.
Exemple : dans une PME de négoce, supposons que la responsable administrative et son collègue du service commercial puissent chacun créer une compétence pour mettre en forme le même suivi des commandes. Si leurs deux compétences ne retiennent ni les mêmes colonnes ni les mêmes totaux, le fichier partagé finit par être traité de deux façons, et chacun pense appliquer la bonne.
Les Éditions Tissot rappellent qu’une pratique de l’IA non encadrée « expose les organisations ainsi que les individus à de nombreux risques »[4]. La CNIL recommande, pour tout déploiement d’une IA générative, de « mettre en œuvre une gouvernance adaptée »[5]. J’en déduis que le manager doit poser la règle dès maintenant, tant que les habitudes de l’équipe restent souples.
02 Ce que Copilot sait faire dans Excel ne vous dit pas quoi lui confier
Avant de répartir le travail, mieux vaut savoir ce que l’outil fait réellement. La documentation « Démarrage avec Copilot dans Excel », datée du 24 septembre 2026, en donne la liste[1]. Cette page évolue avec les mises à jour du produit : la liste ci-dessous vaut à cette date.
Ce que la documentation Microsoft annonce au 24 septembre 2026.
| Domaine | Capacité annoncée |
|---|---|
| Feuilles et cellules | Gérer les feuilles et les cellules : ajouter, renommer ou supprimer une feuille, saisir ou modifier des valeurs, appliquer une mise en forme conditionnelle (des couleurs qui changent selon la valeur), une validation des données, des bordures et des styles[2] |
| Graphiques et tableaux | Créer et modifier des graphiques et des tableaux croisés dynamiques reliés aux données d’origine, et construire des tableaux de bord ou des modèles à partir de rien[2] |
| Questions sur les données | Répondre à des questions sur les données par des graphiques, des synthèses, des tendances ou des valeurs atypiques, c’est-à-dire des chiffres qui s’écartent nettement des autres[2] |
| Recherche Web | Chercher des informations sur le Web, « avec des citations des sources utilisées »[1] |
| Autres fichiers | Récupérer des données dans d’autres fichiers Excel enregistrés sur OneDrive, sur SharePoint ou sur l’ordinateur[2] |
| Tâches répétitives | Exécuter des tâches répétitives selon des compétences personnalisées[1] |
Cette liste répond à la question « que peut faire Copilot ? ». Le manager en a une autre : que lui confier ? Pour Copilot, changer la couleur d’un en-tête et changer le taux de croissance d’un budget sont deux modifications de cellules. Pour votre entreprise, la première ne coûte rien si elle est ratée, alors que la seconde peut fausser une décision. Ce sont les conséquences d’une erreur qui doivent guider la répartition.
03 La seule question qui compte : que se passe-t-il si le résultat est faux ?
Microsoft ne présente pas Copilot comme un automate. L’éditeur le décrit comme un outil qui fournit des brouillons et des synthèses utiles, en vous laissant la possibilité de relire ce qu’il produit plutôt que d’automatiser entièrement la tâche[6]. Il ajoute que les réponses de l’IA générative ne sont pas garanties exactes[6]. La CNIL explique pourquoi : « du fait de leur nature probabiliste, ces systèmes sont susceptibles de générer des résultats inexacts qui peuvent, pourtant, paraître plausibles »[5].
Une erreur de Copilot peut donc survenir dans n’importe quelle tâche. Ce qui varie d’une tâche à l’autre, ce sont les conséquences de cette erreur. Quatre questions permettent de les mesurer :
-
Réversibilité
Retour arrière
La modification peut-elle être défaite facilement ?
-
Vigilance
Erreur non repérée
Qu’arrive-t-il si l’erreur passe inaperçue ?
-
Décision
Usage du chiffre
Le chiffre sert-il à prendre une décision ?
-
Sensibilité
Contenu du fichier
Le fichier contient-il des données sensibles : données personnelles, informations financières confidentielles, éléments contractuels ?
Les réponses rangent chaque tâche dans l’un des trois niveaux ci-dessous. Cette grille rejoint une recommandation de la CNIL : « encadrer les usages en définissant une liste d’utilisations autorisées et interdites »[5].
Les trois niveaux : critère, exemples types et qui décide.
| Niveau | Critère | Exemples types | Qui décide |
|---|---|---|---|
| Niveau 1, déléguer sans hésiter | La tâche est réversible, son résultat reste sur votre poste et aucune décision n’en dépend | Mettre en forme un tableau de travail, tracer un graphique pour y voir clair, nettoyer un fichier personnel, obtenir une première formule d’essai | La personne qui fait la demande |
| Niveau 2, relire avant de partager | Le résultat quitte votre poste ou sera repris par d’autres | Un reporting mensuel partagé, un tableau envoyé à un client ou à la direction, une analyse de tendances proposée par Copilot, une information tirée du Web | La personne désignée pour valider ce fichier |
| Niveau 3, garder la décision | Une erreur engage l’entreprise, alimente une décision importante ou expose des données sensibles | Les hypothèses d’un budget, les chiffres qui engagent l’entreprise auprès d’un client ou d’une banque, un fichier qui contient des salaires ou des données personnelles | Le responsable du chiffre, qui saisit lui-même les valeurs |
Cette grille s’applique à un seul outil et à une seule équipe. Pour une grille de délégation plus générale, tous outils d’IA générative confondus, vous pouvez consulter la comparaison des grands écosystèmes d’IA générative pour les dirigeants et les DSI.
04 Ce que vous pouvez laisser faire à Copilot sans hésiter
Le premier niveau regroupe les tâches mécaniques, celles qu’on confie volontiers à Copilot parce qu’une erreur s’y corrige sans conséquence. La documentation en couvre une bonne partie : renommer des feuilles, appliquer une mise en forme conditionnelle, des bordures ou des styles[2], créer des graphiques et des tableaux croisés dynamiques reliés aux données d’origine[2].
À ce niveau, vous pouvez surveiller Copilot pendant qu’il travaille. Microsoft indique que l’on peut suivre le raisonnement de Copilot dans le volet et voir ses modifications apparaître en direct dans le fichier[2]. Pour l’interrompre, la documentation indique : « sélectionnez le bouton Arrêter dans le coin inférieur droit du champ d’entrée de conversation »[1]. Ce bouton arrête Copilot en cours de route. La documentation ne décrit pas de bouton propre à Copilot pour annuler ce qu’il a déjà modifié. C’est pourquoi le premier niveau se limite à ce que vous pouvez corriger vous-même.
Cas type : un chargé d’affaires trace, pour son propre usage, un graphique des commandes par région afin de repérer les secteurs à relancer. Si le graphique est mal construit, il le refait. Aucun chiffre ne quitte son poste.
Pour qu’un membre de l’équipe range seul une tâche dans ce niveau, trois questions suffisent :
-
Réversible
Correction autonome
Puis-je défaire cette modification moi-même, sans aide ?
-
Personnel
Diffusion limitée
Le fichier est-il visible de moi seul ?
-
Sans enjeu
Aucune décision à la clé
La tâche est-elle sans lien avec une décision ?
Trois « oui » : la tâche relève du premier niveau. Un seul « non » : elle passe au moins au deuxième.
05 Ce que Copilot peut préparer, mais que quelqu’un doit relire avant de le partager
Dès qu’un fichier Excel sort de votre poste, une erreur de Copilot devient l’erreur de toute l’équipe. Ce deuxième niveau couvre les fichiers partagés, les tableaux qui partent vers un client ou vers la direction, les analyses et les tendances proposées par Copilot[2], ainsi que les informations tirées du Web avec leurs citations[1].
Copilot peut préparer tout cela. Microsoft le présente d’ailleurs comme un outil de brouillon à relire[6]. La relecture doit donc être prévue avant l’envoi, avec le nom de la personne qui s’en charge.
Cette relecture porte sur quatre points. Le fichier de départ est-il le bon, à la bonne date ? L’analyse répond-elle à la question posée ? Les sources Web citées disent-elles ce que Copilot en retient ? Le fichier contient-il des informations qui ne doivent pas quitter l’entreprise ? Le contrôle détaillé des formules relève d’une autre méthode. Ici, il s’agit de fixer qui relit, et sur quels points.
Trois situations types, avec la répartition des rôles.
| Situation | Ce que Copilot prépare | Ce que la personne désignée relit |
|---|---|---|
| Reporting mensuel partagé | Copilot prépare le tableau croisé dynamique et le graphique. | La responsable du reporting vérifie la période couverte et rapproche les totaux de ceux qu’elle connaît avant de diffuser le fichier. |
| Analyse destinée à la direction | Copilot propose des tendances et signale des valeurs atypiques. | Le responsable de l’activité relit l’interprétation et écarte ce qui ne correspond pas à la réalité du terrain. |
| Donnée tirée du Web | Copilot insère une information accompagnée de sa citation. | La personne désignée ouvre la source, vérifie qu’elle dit bien la même chose et relève sa date. |
06 Copilot sait modifier vos hypothèses de budget. Ce n’est pas une raison de le laisser faire
Techniquement, rien n’empêche Copilot de modifier les hypothèses d’un budget : saisir ou modifier des valeurs fait partie de ses capacités documentées[2]. Le troisième niveau regroupe pourtant ce que votre équipe garde pour elle : les chiffres qui engagent l’entreprise, les hypothèses qui alimentent une décision et les données sensibles.
La question des données mérite une précision. Selon Microsoft, Copilot ne fait remonter que les données de l’organisation qu’un utilisateur a au moins le droit de consulter[6]. Cette phrase rassure, mais elle signifie aussi que Copilot peut s’appuyer sur tout ce que cet utilisateur a le droit de voir. Les droits d’accès fixent ce que Copilot peut atteindre. Ce que l’équipe décide de lui soumettre reste un choix de l’équipe. Thomas Dautieu, directeur à la CNIL, rappelle que les IA génératives « interagissent avec des utilisateurs qui les nourrissent, eux aussi, en données personnelles »[7].
La responsabilité suit le même chemin. Microsoft l’écrit : « Votre contenu reste modifiable et vous contrôlez tout ce qui est modifié »[1]. Si Copilot change une hypothèse de budget à la demande d’un collaborateur, ce changement engage le collaborateur qui l’a demandé.
Garder la main ne veut pas dire se passer de Copilot. Au troisième niveau, Copilot explique, compare ou discute. La personne responsable tranche et saisit elle-même les valeurs.
Exemple : dans une société de services, le directeur administratif et financier demande à Copilot, en mode discussion, d’expliquer comment le résultat annuel du budget est calculé. Il modifie ensuite lui-même le taux de croissance retenu, puis relit le total. Copilot l’a aidé à comprendre le fichier sans toucher aux hypothèses.
07 Avant de taper une demande, choisissez ce que Copilot a le droit de toucher
Copilot dans Excel propose « trois modes : modifier, planifier ou discuter »[1]. Chacun laisse à Copilot une marge d’action différente :
-
Discussion
Analyser sans toucher au fichier
Le mode discussion « peut analyser les données de votre classeur et fournir des informations sans apporter de modifications à votre classeur »[1].
-
Plan
Confirmer l’approche d’abord
Le mode plan fait valider la démarche : « Au lieu d’actions immédiates, Copilot génère un plan afin que vous puissiez examiner et confirmer l’approche avant de commencer »[1].
-
Modification
Agir en direct
Le mode modification agit directement. Copilot « analyse votre tâche et crée un plan étape par étape »[1], puis applique ses changements en direct dans le fichier[2]. Le bouton Arrêter permet de l’interrompre[1].
Des trois modes, seul le mode modification change le fichier sans que la démarche soit validée au préalable. Je recommande pour cette raison d’associer chaque niveau de la règle à un mode, choisi avant la demande.
Niveaux et modes conseillés.
| Niveau | Mode conseillé | Ce que vous voyez avant que le fichier change |
|---|---|---|
| Niveau 1, déléguer | Mode modification | Vous voyez Copilot annoncer ses étapes sans avoir à les valider, puis vous suivez ses modifications en direct et pouvez l’arrêter. |
| Niveau 2, relire avant de partager | Mode plan | Vous examinez et confirmez l’approche proposée avant que le fichier change. Le validateur relit ensuite le résultat. |
| Niveau 3, garder la décision | Mode discussion | Le fichier ne change pas. Copilot analyse et répond, et la personne responsable saisit elle-même les valeurs. |
La disponibilité des modes varie selon l’appareil. Sur iPad, à la date de la documentation, Microsoft mentionne les modes discussion et plan, et indique que le mode modification y est en cours de déploiement[1]. Une règle fondée sur les modes reste applicable : sur iPad, le mode plan prend le relais du mode modification pour les tâches du premier niveau.
La règle d’équipe se traduit ainsi par une consigne facile à retenir : pour tel type de fichier, tel mode.
08 « Quelqu’un relira » : c’est ainsi qu’une erreur finit dans le fichier partagé
Dans une équipe, une relecture confiée à personne en particulier a peu de chances d’avoir lieu. Chacun suppose qu’un collègue vérifiera le tableau avant l’envoi, et le fichier part tel quel. Microsoft rappelle que l’utilisateur contrôle « tout ce qui est modifié »[1]. La relecture ne peut donc pas rester implicite.
Pour chaque fichier partagé, la règle nomme une personne. Cette personne valide le fichier avant qu’il quitte l’équipe, et elle a le droit de le refuser.
Sans ce droit de refus, la validation se réduit à une signature.
La même logique s’applique aux projets pilotes d’IA ; elle est développée dans l’article sur la désignation des validateurs et leur pouvoir de suspendre un pilote.
Une règle écrite tient mieux qu’une consigne orale. Pour Daria Viktorova, responsable juridique, la rédaction d’une charte d’utilisation de l’IA « constitue un levier fondamental pour encadrer les pratiques »[8]. Pour Copilot dans Excel, une page suffit. La qualification juridique d’une erreur et les questions d’assurance sortent du cadre de cet article.
Avant de remplir cette page, il est utile que la direction et les équipes prennent du recul sur ce que l’IA fait déjà dans leur travail quotidien. Je propose pour cela une conférence de sensibilisation sur les usages de l’IA dans les équipes, qui aide à repérer les usages spontanés de l’IA, à mesurer les risques qu’ils créent et à préparer les arbitrages de la direction.
La trame suivante est à remplir par le manager, fichier par fichier.
| Rubrique | À remplir |
|---|---|
| Fichiers concernés | La liste nommée des fichiers Excel partagés. |
| Niveau | 1, 2 ou 3, selon les quatre questions de la grille. |
| Mode Copilot autorisé | Modification, plan ou discussion. |
| Validateur | Le nom de la personne qui valide, et son droit de refuser le fichier. |
| Date de révision | Le jour où la règle sera relue, même si rien n’a changé. |
09 Votre équipe comprend-elle ce qu’elle délègue ? Sans cela, la règle ne tiendra pas
Une règle appliquée sans être comprise finit contournée. Un collaborateur qui ignore ce que chaque mode autorise laissera Copilot modifier le fichier là où la règle prévoyait une simple discussion. L’ANSSI observe que « les utilisateurs tendent toujours à sous-estimer l’importance des risques cyber »[9]. La CNIL demande de « ne pas occulter les limitations de ces systèmes »[5].
Former l’équipe avant, ou la laisser apprendre en pratiquant ? Je recommande les deux, dans cet ordre. Un socle court s’acquiert avant d’appliquer la règle. Le reste s’apprend en travaillant, dans le cadre fixé par la règle.
-
Niveaux
Ranger chaque tâche
Les trois niveaux, et les quatre questions qui permettent d’y ranger une tâche.
-
Modes
Borner l’action de Copilot
Les trois modes de Copilot, et ce que chacun autorise dans le fichier.
-
Exactitude
Garder un doute actif
Une réponse de Copilot peut être inexacte et se relit avant de servir[6].
-
Permissions
Mesurer la portée des accès
La portée des permissions : Copilot ne fait remonter que les données de l’organisation que la personne a au moins le droit de consulter[6].
La formulation d’une demande claire, le choix des mots et les réglages utiles s’apprennent ensuite par la pratique. Pour faire de ces savoir-faire individuels une compétence d’équipe, l’article sur le passage d’une habileté individuelle à une compétence collective prolonge le sujet.
10 Copilot va encore changer : décidez dès maintenant quand revoir la règle
La documentation sur laquelle repose votre règle est datée : le 24 septembre 2026 pour « Démarrage avec Copilot dans Excel »[1]. Les modes se déploient progressivement selon les appareils, comme le montre le cas de l’iPad[1]. Une compétence personnalisée change aussi la manière dont Copilot exécute une tâche répétitive[1]. Une règle écrite aujourd’hui décrira bientôt un outil qui aura changé.
L’ANSSI recommande d’« adopter une posture de prudence lors de son déploiement et de son intégration dans un système d’information existant » pour tout système d’IA générative[10]. Pour une règle d’équipe, cette prudence consiste à prévoir ce qui déclenche sa révision.
Quatre signaux qui déclenchent une révision de la règle.
| Signal | Point à revoir | Ce que la trame doit indiquer ensuite |
|---|---|---|
| Un nouveau mode, ou un mode qui arrive sur un appareil utilisé par l’équipe | Le mode associé à chaque niveau | Le mode autorisé, confirmé ou ajusté |
| Une nouvelle capacité dans la documentation Microsoft, ou une compétence personnalisée créée pour un fichier partagé | Le niveau dans lequel ranger la nouveauté | Le niveau et le validateur |
| Une erreur constatée dans un fichier partagé, même rattrapée avant l’envoi | La relecture qui a manqué | Le validateur et les points de relecture, confirmés |
| Un nouveau fichier critique, par exemple un budget ou un tableau de suivi financier qui entre dans le périmètre de l’équipe | Le classement du fichier | Le fichier, avec son niveau, son mode et son validateur |
La date de révision inscrite dans la trame s’applique même si aucun de ces signaux n’est apparu.
Avant de laisser Copilot toucher aux fichiers Excel de votre équipe : les questions qui reviennent
Si Copilot ne voit que ce que je peux déjà voir, pourquoi s’inquiéter des données sensibles ?
Le mode discussion suffit-il pour travailler sans risque sur un fichier confidentiel ?
Les données de mes fichiers Excel servent-elles à entraîner Copilot ?
Peut-on revenir en arrière après une modification faite par Copilot ?
Un collaborateur qui travaille sur iPad peut-il suivre la même règle que les autres ?
Faut-il interdire la recherche Web de Copilot dans les fichiers de l’équipe ?
Les compétences personnalisées de Copilot peuvent-elles remplacer la règle d’équipe ?
Un collègue n’a pas le bouton Copilot dans Excel : est-ce à lui de régler le problème ?
Qui est responsable si un chiffre faux part chez un client ?
Faut-il parler des usages spontanés de l’IA avec toute l’équipe, ou seulement avec la direction ?
Sources consultées
- Microsoft · « Démarrage avec Copilot dans Excel » · 24 septembre 2026 · support.microsoft.com/fr-fr/excel/copilot/get-started-with-copilot-in… Ce que Copilot dans Excel peut faire, ses trois modes de fonctionnement (modification, plan, discussion), la disponibilité par plateforme et le fait que l’utilisateur reste maître des modifications.
- Microsoft · « Get started with Copilot in Excel » · 24 septembre 2026 · support.microsoft.com/en-us/excel/copilot/get-started-with-copilot-in… Le fonctionnement des trois modes de Copilot dans Excel (modification, plan, discussion), le comportement du mode discussion, le principe du plan d’étapes affiché en mode modification, le fait que l’utilisateur garde le contrôle des modifications, ainsi que la liste des capacités reconnues (feuilles, formules, graphiques, tableaux croisés dynamiques, recherche Web, import de données, tâches répétitives) et la disponibilité des modes selon la plateforme (Windows, Mac, Web, iPad, iPhone, Android).
- CNIL · « Intelligence artificielle (page thématique, actualité “IA agentique et données personnelles”) » · 20 juillet 2026 · www.cnil.fr/fr/intelligence-artificielle. Le constat, par la CNIL et le Conseil de l’IA et du Numérique, de la montée d’une IA agentique capable d’agir à la place de l’utilisateur, sans traiter spécifiquement de Copilot dans Excel.
- Matthieu Sajno, consultant-formateur Santé et Sécurité au travail (Éditions Tissot) · « Le shadow IA en entreprise : comprendre les risques et réussir à y faire face » · 15 juillet 2026 · editions-tissot.fr/actualite/sante-securite/le-shadow-ia-en-entrepris… L’usage non encadré d’outils d’IA par les salariés, en dehors de toute politique interne, expose l’organisation à des risques qui échappent à la gouvernance et à la traçabilité habituelles.
- CNIL · « Comment déployer une IA générative ? La CNIL apporte de premières précisions » · 18 juillet 2024 · www.cnil.fr/fr/comment-deployer-une-ia-generative-la-cnil-apporte-de-… Recommandations pour un déploiement responsable d’une IA générative en organisme : limites du système (résultats probabilistes), encadrement des usages autorisés/interdits, gouvernance associant les parties prenantes, vigilance sur la réutilisation des données par le prestataire.
- Microsoft · « Data, Privacy, and Security for Microsoft Copilot » · 9 juillet 2026 · learn.microsoft.com/en-us/copilot/microsoft-365/microsoft-365-copilot… La manière dont Microsoft Copilot traite les données de l’organisation, respecte les permissions existantes, et le fait que les réponses générées doivent être relues par l’utilisateur plutôt qu’utilisées comme automatisation complète.
- Thomas Dautieu, directeur à la CNIL (interview publiée par Village Justice) · « Construire une IA respectueuse des données personnelles : le regard de la CNIL » · 19 mars 2024 · www.village-justice.com/articles/construire-une-respectueuse-des-donn… Le RGPD s’applique à la conception et à l’usage des IA génératives ; la CNIL reste compétente pour vérifier le respect de la protection des données quel que soit l’éditeur du système.
- Daria Viktorova, responsable juridique · « Shadow AI en entreprise : risques, conséquences et stratégies de maîtrise » · 22 août 2025 · www.village-justice.com/articles/shadow-entreprise-risques-consequenc… Une gouvernance IA structurée et une charte d’usage écrite réduisent les risques créés par des usages spontanés et non validés d’outils d’IA générative en entreprise.
- ANSSI, avec CNIL, INRIA, LNE, PEReN, AMIAD · « Développer la confiance dans l’IA par une approche par les risques cyber » · 7 février 2025 · messervices.cyber.gouv.fr/guides/developper-la-confiance-dans-lia-par… Les utilisateurs tendent à sous-estimer les risques cyber liés à l’adoption des LLM, ce qui peut être exploité par des acteurs malveillants si les usages ne sont pas maîtrisés.
- ANSSI · « Recommandations de sécurité pour un système d’IA générative » · 29 avril 2024 · messervices.cyber.gouv.fr/guides/recommandations-de-securite-pour-un-… Nécessité d’une posture de prudence lors du déploiement et de l’intégration d’un système d’IA générative dans un système d’information existant.
- Microsoft · « App and network requirements for Microsoft Copilot admins » · 24 septembre 2026 · learn.microsoft.com/en-us/copilot/microsoft-365/microsoft-365-copilot… Les prérequis de licence, de compte et de configuration (cookies tiers, OneDrive, licences par appareil) nécessaires pour que Copilot fonctionne dans les applications Microsoft 365 dont Excel.
- Microsoft · « Comment rechercher et activer le bouton Copilot manquant dans les applications Microsoft 365 » · 16 juillet 2026 · support.microsoft.com/fr-fr/office/foundations-experiences/how-to-fin… Les conditions techniques qui conditionnent la disponibilité du bouton Copilot dans Excel : licence à jour, canal de mise à jour Office (le canal Semi-annuel exclut Copilot), et paramètres de confidentialité (« expériences qui analysent votre contenu », « expériences connectées »).
Conférence pour managers et équipes
Votre équipe sait-elle ce qu’elle confie à Copilot dans ses fichiers Excel ?
Je propose une conférence de sensibilisation, en présentiel ou en visioconférence, qui fait le point sur les usages de l’IA dans les équipes, les risques qu’ils créent et ce que la direction doit trancher. Tout le monde part ainsi du même point avant que vous fixiez votre règle.
La conférence ne rédige pas votre règle d’équipe, ne remplace pas une formation juridique ou réglementaire et ne garantit pas la conformité de votre organisation.